Les conventions.

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A la fin du XVIIème siècle et au XVIIIème siècle, les castrats et les cantatrices ont un grand pouvoir. Il existe une hiérarchie qui conditionne le placement des chanteurs sur scène. Chacun a sa place : côté jardin (à gauche) se tiennent les cantatrices et les ténors, côté cour (à droite) les autres voix.
Le souci de virtuosité vocale l'emporte souvent sur toute autre considération. La formation des chanteurs est exclusivement musicale et vocale. Les conventions sont souvent incohérentes et aboutissent à la confusion des sexes et des voix. Il faut signaler aussi l'individualisme généralisé de tous les acteurs et emploés: le costumier ignore le décorateur qui ignore le librettiste, le machiniste ...

REFORME DE GLUCK:

On conçoit aisément que Gluck ait voulu en finir avec cette anarchie scénique. Pour lui, la virtuosité vocale ne doit pas être une fin en soi, mais un moyen expressif. Peu à peu, Gluck réussit à former des chanteurs-acteurs. Il impose aussi aux choeurs et aux figurants de jouer conformément à l'action.
W-A MOZART lui emboîte le pas. Dans Les Noces de Figaro, il donne des indications concernant les costumes, la mimique, l'intonation et l'enchaînement des jeux de scène. En revanche, ses Opéras se jouent en costume contemporain, sauf la Flûte Enchantée ou les prétres du soleil sont vêtus alla turca, Tamino à la grecque, les dames de la nuit en robes à panier.

REFORMES ROMANTIQUES:

Elles concernent:

  • l'agrandissement et la modernisation de la scène.
  • l'amélioration de l'éclairage; lutte contre les désagréments engendrés par la fumée et la poussière. A Paris, en 1822, on utilise l'éclairage au gaz et l'électricité en 1849.
  • les sources du livret; on délaisse l'antiquité pour exploiter le Moyen-Age.

Mais :

  • le choix des costumes est encore arbitraire. A Milan, en 1854, lors d'une reprise du Barbier de Séville, le comte Almaviva est vêtu d'un costume Louis XIII au 1er actre, d'une tenue XVIIIème siècle au 2ème acte et d'un pourpoint et haut-de-chausse François 1er au final.
  • on continue à privilégier la seule virtosité vocale. Cependant, les Opéras de Verdi contribuent à modifier cet état de choses. De son côté, l'Opéra de Paris se fait une spécialité dans la représentation à grand spectacle.

Richard Wagner demande que les personnages se regardent lorsqu'ils s'adressent l'un à l'autre et ne regardent pas le public. Il exige aussi une parfaite snchronisation entre le jeu de l'interprête, sses gestes, son évolution et le développement du discour musical. Il attribue une grande importance à l'articulation pour une meilleure compréhension du texte par le public; pour cela, il réalise une fosse d'orchestre couverte et invisible.

En résumé, trois tendances caractérisent la scène du XIXème siècle:

- l'archéologisme : reproduction fidèle du milieu et de l'époque,

-l'illusionnisme : pour abuser le spectateur au maximum,

- le naturalisme : sur la scène, tout doit refléter la vie réelle.

LE XXème siècle:

Au début du XXème siècle, l'académisme règne encore à l'Opéra. Du reste, les amateurs de théâtre désertent les salles et les metteurs en scène les plus novateurs ne s'intéressent pas à l'Op&ra. Cependant, Gustave MALHER ouvre, à Vienne, l'ère moderne de la mise en scène lrique. Il utilise les nouvelles possibilités de technologie moderne de l'éclairage.

Actuellement, les meilleurs metteurs en scène mettent leur imagination au service d'oeuvres dont le succès n'est pas assuré à l'avance. Grâce à des recherches de mise en scène, l'oeuvre la plus connue du répertoire révèle par des facettes jusqu'alors inconnues.

Le metteur en sècne actuel peut exiger des interprêtes mieux formés à l'art lrique et leur demande un véritable travail de comédien.

Face à l'évolution du théâtre, au développementdu cinéma, les conventions qui existaient sur la scène lrique sont devenues insupportables.

Le développement du disque, du vidéo-disque permet à l'amateur de posséder n'importe quel chef-d'oeuvre du répertoire avec les meilleurs interprêtes. L'amateur devient de plus en plus exigeant lorsqu'il fréquente les salles d'opéras. Désormais aucune salle lyrique ne peut vivre en vase clos, repliée sur une tradition que les comparaisons démolissent rapidement.